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DISPERSIONS

Les dispersions sont formées d’une phase dispersante (= continue, externe) au sein de laquelle se trouve une phase dispersée (= discontinue, interne), fragmentée non miscible à la première, c’est un système multiphasique.

Un des inconvénients de l’emploi des dispersions est leur instabilité. Il est en effet très difficile d’obtenir un équilibre naturel parfait lorsque l’on mélange deux phases non miscibles l’une dans l’autre. Pour cela on retrouvera dans la formulation des composants de base essentiels, piliers de la stabilité des dispersions : les tensioactifs.

Il existe plusieurs types de dispersions cités dans le tableau ci-dessous. Tous peuvent être employés pour la réalisation de produits cosmétiques.

  • Les émulsions

Les émulsions représentent la forme galénique la plus utilisée dans le monde de la cosmétologie.

Composition : dispersion d’un liquide divisé en gouttelettes dans un autre liquide non miscible. Un des liquides est composé d’eau et de substances hydrosolubles, alors que l’autre contient des substances grasses. Dans la zone qui sépare les deux liquides, une tension interfaciale s’exerce. Elle tend à diminuer au maximum la surface de séparation afin que les particules se rassemblent, c’est la coalescence. Pour contourner ce phénomène il est nécessaire d’augmenter la résistance du film interfacial. Les tensioactifs émulsionnants mis en œuvre dans ce cas permettent d’abaisser cette tension interfaciale et ainsi de stabiliser l’émulsion. Des épaississants pourront également être présents.

On trouve plusieurs types d’émulsions, les principaux sont les suivants :

-> les émulsions simples (basiques)

Il y a les émulsions nommées L/H : la phase dispersante est hydrophile et la dispersée lipophile. Elles remplacent le terme H/E (Huile dans Eau) considéré comme trop restrictif. Ces émulsions sont les plus fréquemment utilisées, elles sont peu grasses, apportent une sensation de fraîcheur à l’application et s’étalent aisément.

Les autres émulsions simples sont les H/L, les phases sont inversées par rapport à l’émulsion L/H. On les nomme aussi émulsions grasses ou E/H (Eau dans Huile). Elles sont plus grasses mais plus onctueuses que les émulsions « aqueuses », s’étalent moins bien et un aspect luisant est persistant sur la zone d’application. Leur pénétration est assez limitée, elles exercent plutôt un effet de surface.

-> les émulsions multiples sont de type L/H/L ou H/L/H. La pénétration cutanée est favorisée par cette formulation.

-> émulsions submicroniques ou mini-émulsions : globules de 500 nm à 1 µm / nano-émulsions : globules de 100 à 500 nm / micro-émulsions : globules de 10 à 100 nm. Elles sont liquides et transparentes. Pour assurer la stabilité de ces émulsions, de grandes quantités de tensioactifs doivent être présentes dans le produit.

En fonction de la nature, des quantités et des propriétés des composants de base et des adjuvants, l’émulsion aura une consistance plutôt épaisse, fluide ou très fluide.

Les laits sont des émulsions, ils sont plus fluides que les crèmes, leur étalement sur une grande surface est optimisé.

Les crèmes sont des émulsions, elles sont plus ou moins épaisses et riches. L’émulsion sera plutôt H/L (crème hydrophobe) pour les soins de nuit et plutôt L/H (crème hydrophile) dans les crèmes de jour, de protection.

Dans certains produits de cosmétologie, la forme « émulsion« , « fluide » est citée sur l’étiquette. Ce sont généralement des émulsions L/H de texture plutôt légère, fine et fluide.


  • Les suspensions

Composition : dispersion de solides, sous forme de poudres très fines, au sein d’un liquide dans lequel ils ne sont pas solubles. Les suspensions présentent les mêmes problèmes d’instabilité que les émulsions, des tensioactifs seront ajoutés à la formulation afin d’obtenir une certaine stabilité physique.

Les suspensions peuvent présenter un sédiment au fond du récipient dans lequel elles sont conditionnées. Celui-ci doit être redispersé par simple agitation, de façon à ce que la suspension reprenne un aspect homogène et qu’elle soit suffisamment stable pour être utilisée.


  • Les aérosols

Composition : dispersion de liquides ou de solides, sous forme de poudres fines, au sein d’un gaz. Les aérosols sont contenus dans un récipient spécial qui supporte la pression du gaz. Dans l’aérosol on trouve un gaz comprimé ou liquéfié qui est appelé pulseur (50 à 90 % du mélange), un solvant qui peut être une poudre, une solution, une émulsion ou une suspension, dans lequel sont insérés les actifs. Le solvant va être libéré de son conditionnement par l’intermédiaire d’une valve. Cette valve est reliée à un tube plongeur qui est en contact avec la préparation. Pour être extériorisée la préparation doit le remonter. Ceci est possible grâce à un jeu de pressions qui se met en route lorsque l’utilisateur appuie sur un bouton poussoir et ce par l’intermédiaire du gaz pulseur.

On retrouve cette forme dans les émulsions sprayables par exemple.


  • Les mousses

Composition : dispersion de gaz dans un liquide. Elles sont constituées d’un gaz propulseur comprimé ou liquéfié (environ 20 % du mélange), d’une grande quantité d’un liquide sous forme d’émulsion ou de solution contenant un émulsionnant et un stabilisateur de mousse. Le liquide (solution ou émulsion) est pulsé par le gaz liquéfié qui se détend à la sortie de la valve.

Il existe des mousses aqueuses, des mousses non aqueuses et des mousses hydroalcooliques.


  • Des formes galéniques complexes : les systèmes véhiculaires

Il est important de citer quelques exemples de systèmes véhiculaires, ayant connu un essor considérable ces dernières années et dont les effets sont plus ou moins controversés. Voici quelques exemples :

-> Les liposomes : vésicules constituées d’une bicouche phospholipidique en périphérie et d’un cœur aqueux au centre. Il existe plusieurs types de liposomes dont la taille varie de 20 nm à 2 µm. Ils servent à transporter et protéger des substances actives. Certains peuvent être utilisés comme stabilisant de systèmes dispersés du fait de leur capacité à s’adsorber aux interfaces L/H.

-> Les nanoparticules : il existe deux types de nanoparticules : les nanosphères et les nanocapsules. Les 1ères sont des systèmes matriciels : les sphères sont pleines et présentent un coeur solide de structure plus ou moins poreuse à enveloppe discontinue. A l’inverse, les nanocapsules présentent un coeur liquide ou gélifié entouré d’une membrane continue. Elles forment des structures dites réservoirs. Les nanoparticules protègent, isolent et permettent une libération progressive de la molécule active à la surface cutanée.


  • Les sérums

Les sérums sont des produits fluides et très riches en substances actives. Ils se présentent souvent dans des conditionnements de petite quantité car ce sont des produits d’usage onéreux. Dans leur formule on retrouve soit des substances grasses, soit des substances aqueuses.