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INGRÉDIENTS CONTROVERSÉS

Il y a des ingrédients controversés dans la formule de certains produits cosmétiques. Un produit cosmétique ne doit pas nuire à la santé humaine. Cependant, parfois, des réactions apparaissent sur la peau suite à leur application. Tous les ingrédients contenus dans ces produits peuvent être à l’origine d’une dermatite d’intolérance. Certains sont plus irritants, sensibilisants ou allergisants, leur emploi peut être controversé.

Il y a 2 grands types de réactions d’intolérance : la dermatite d’irritation (érythème et/ou œdème, sensation de brûlure, tiraillements) et la dermatite allergique qui apparaît généralement en retardé après une phase plus ou moins longue de sensibilisation (eczéma, prurit, érythème, urticaire, œdème, etc.). On peut retrouver également des dermatites de photosensibilisation impliquant le soleil et ses rayons ultraviolets : la phototoxicité et la photoallergie.

La survenue de tout effet indésirable grave doit être signalée à la cosmétovigilance (bilan des effets indésirables déclarés à la cosmétovigilance en 2010). Il est important d’identifier la ou les substances responsables de la survenue de la réaction afin de pouvoir les éviter par la suite (présence indiquée sur l’étiquette avec le nom INCI).


  • Les parfums

Ce sont les substances les plus allergisantes qui entrent dans la composition des produits cosmétiques. En 2004, a été ajoutée dans l’annexe 3 de la directive européenne (annexe X du règlement européen) une liste de 26 substances aromatiques susceptibles de provoquer une allergie (les molécules allergènes « étiquetables« ). Ces substances devront être mentionnées dans la liste des ingrédients si leur concentration est > 0,001% dans les produits non rincés et > 0,01% dans les produits rincés.

-> Les phtalates : beaucoup ont été interdits d’utilisation. Il reste actuellement sur le marché le diéthylphtalate. Il ne présenterait aucun danger pour la santé humaine dans des conditions normales d’utilisation.

-> Les huiles essentielles : elles renferment de nombreux composés plus ou moins allergisants : des terpènes, des phénols, des furanocoumarines, etc. Une grande prudence doit être menée quant à leur utilisation, notamment dans les produits dits « naturels ». Quatre huiles essentielles seraient sans danger : Cedrus atlantica wood oil (bois de cèdre), pogostemon cablin oil (patchouli), santalum album oil (santal) et vetiveria zizanoides root oil (vétiver).


  • Les conservateurs

-> Les parabens : leur emploi a été très controversé suite à la parution d’une étude du docteur Darbre en 2004 qui mettait en relation leur utilisation avec l’apparition de tumeurs mammaires. Les médias en ont très largement parlé. Les résultats de cette étude ont été grandement contestés dans le milieu scientifique. L’ANSM indique que des expertises approfondies sur la toxicité des parabens ont été réalisées prouvant leur innocuité. A ce jour, aucun lien de causalité formel n’a pu être établi entre l’emploi des parabens dans les produits cosmétiques et le cancer du sein.

-> Le formaldéhyde et les libérateurs de formol : ce sont des substances connues pour leurs potentiels sensibilisants et allergisants. De plus, le formol est classé CMR 1 lorsqu’il est utilisé par inhalation. Leur utilisation au sein des produits cosmétiques est plutôt rare aujourd’hui et ils ne peuvent être employés qu’à une concentration maximale de 0,2%.

-> Le triclosan : il est irritant, allergisant et pourrait traverser la barrière cutanée. Son usage est limité à une concentration maximale de 0,3% dans les produits cosmétiques. Il faut être extrêmement vigilant, aujourd’hui, quant à l’emploi de ces substances.


  • Les filtres solaires

Ils peuvent déclencher des allergies et photoallergies. Certains seraient des perturbateurs endocriniens. Beaucoup ont été retirés du marché. Il faut être prudent sur l’usage indispensable de ces filtres solaires et attendre les résultats d’études plus approfondies. En attendant, l’ANSM affirme que ces substances sont sans danger.


  • Les colorants

Ce sont surtout les colorants de la famille des azoïques qui posent problème. Certains sont allergisants et d’autres pourraient être potentiellement cancérogènes. Les plus dangereux ont été retirés du marché. Une réglementation très stricte est à respecter pour permettre leur incorporation dans les produits cosmétiques.


  • Les antioxydants

La majorité des antioxydants ne présente pas de réel danger pour la santé humaine. Beaucoup d’entre eux possèdent un potentiel allergisant. Les gallates sont d’importants sensibilisants, une surveillance plus étroite de ces composés pourrait être mise en place dans les prochaines années.


  • Les autres allergènes

On peut citer le propylène glycol, les dérivés de la lanoline, la colophane, la trolamine, etc.


  • Les substances comédogènes

Les ingrédients responsables de comédogénicité agissent en stimulant la sécrétion de sébum et en favorisant une hyperkératose. Ce mécanisme est semblable à celui de l’acné. Ces composés sont souvent lipophiles, ils sont à bannir des produits cosmétiques destinés aux peaux grasses et acnéiques.

On peut en citer quelques unes : le squalène, le beurre de cacao,  les huiles d’amande, l’acide oléique, le myristate d’isopropyle, etc.